Un scénario totalement renversé
Pendant une heure, pourtant, la soirée avait des airs de piège. Dominateurs mais imprécis, les Bleus se sont fait surprendre par Dodi Lukébakio, buteur à la 35e minute pour la Belgique. Au tableau d'affichage, la France était menée ; sur le terrain, elle butait sur un bloc belge discipliné, sans trouver la faille. Puis tout s'est emballé dans le dernier quart d'heure. En l'espace de treize minutes, les Bleus ont inscrit quatre buts et transformé la frustration en démonstration. Un money-time canon, comme on en voit rarement à ce niveau.Le coaching gagnant de Zidane
C'est là que le sélectionneur a pesé. Face à un match bloqué, Zidane a fait les bons choix et lancé ses jeunes talents offensifs pour faire sauter le verrou. Le pari a été payant au-delà de toute espérance : ce sont précisément ses hommes forts — Désiré Doué, Rayan Cherki et Michael Olise — qui ont renversé la rencontre. Un sélectionneur se juge aussi à sa capacité à changer le cours d'un match depuis son banc. Sur ce plan, Zidane a réussi une copie quasi parfaite, confirmant le flair qui accompagne son début de mandat.Le détail de la remontada
Le festival a démarré à la 77e minute, avec l'égalisation de Désiré Doué. Quatre minutes plus tard (81e), Rayan Cherki donnait l'avantage aux Bleus. Puis Michael Olise a enfoncé le clou avec un doublé express dans le money-time (88e, puis 90+1), pour sceller un 4-1 sans appel. Les chiffres disent toute la domination française : 23 tirs tentés, 66 % de possession et environ 2 buts attendus (xG). La France a fini par récolter ce que son jeu méritait, et a conforté sa première place en Ligue des Nations.Une génération qui fait déjà rêver pour 2030
Au-delà des trois points, c'est le visage de cette équipe qui marque les esprits. Doué, Cherki, Olise : des joueurs jeunes, techniques, audacieux, capables de changer un match en quelques minutes. Et derrière eux, une profondeur d'effectif qui offre à Zidane un luxe que peu de sélectionneurs possèdent. Il est évidemment trop tôt pour s'enflammer, et le chemin reste long. Mais quand une sélection affiche autant de talent et une telle énergie dans le money-time, difficile de ne pas se projeter. À voir ces Bleus-là, on a déjà hâte d'être à la Coupe du monde 2030.Le mot de la fin
France-Belgique restera comme une soirée référence du début d'ère Zidane : un match renversé par la jeunesse, un coaching récompensé et une première place consolidée. Les Bleus montent en puissance, et le plus excitant, c'est que le meilleur semble encore à venir.Voir le prono du jour
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