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OM : une désillusion européenne qui pose la question de l'effectif

OM : une désillusion européenne qui pose la question de l'effectif

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Il y a des défaites plus frustrantes que d'autres. En s'inclinant 0-1 face à l'Olympiakos, jeudi au Vélodrome, l'OM n'a pas démérité — loin de là. Mais le football ne récompense que l'efficacité, et Marseille repart une nouvelle fois les mains vides de sa soirée européenne. Au-delà du résultat, c'est la fin de match, marquée par les crampes de plusieurs cadres, qui interpelle. Décryptage d'une désillusion.

Le paradoxe d'une défaite méritante

Soyons justes : sur le plan du jeu, l'OM a livré l'une de ses prestations les plus abouties de la saison. Les Marseillais ont dominé la rencontre, maîtrisé le ballon (56 % de possession) et multiplié les situations, avec plus de tirs (11 à 9) et une nette domination au nombre de corners (9 à 1). Le problème, c'est le tableau d'affichage. Faute de réalisme devant le but, Marseille a été puni sur l'un des rares temps forts adverses : un but de Santiago Hezze, de la tête sur un corner, juste avant la pause. Un scénario cruel, mais récurrent : dominer n'a jamais suffi à gagner.

Les jambes qui lâchent : le signal d'alerte

C'est peut-être le véritable enseignement de la soirée. En fin de match, plusieurs Marseillais ont été gagnés par les crampes, à l'image de Bamo Meïté, Nayef Aguerd et Keyliane Abdallah. Un symptôme qui n'a pas échappé aux observateurs. Interrogé, Bruno Genesio a toutefois nuancé : selon lui, les crampes ne sont pas forcément liées au seul aspect physique ou athlétique, et peuvent aussi avoir une composante mentale, dans un match aussi intense et sous pression. Une lecture intéressante, qui n'efface pas pour autant l'inquiétude.

La vraie question : un effectif taillé pour deux tableaux ?

Car ces coups de fatigue arrivent à un moment délicat. L'OM joue sur deux fronts, le championnat et la Ligue Europa, avec un calendrier qui s'enchaîne : un déplacement à Angers ce week-end, puis un autre à Sturm Graz dès la semaine prochaine. Dans ce contexte, la profondeur de l'effectif devient un sujet central. Si les titulaires accusent déjà des coups de pompe, et que le banc ne permet pas de faire tourner sans baisse de niveau, Marseille risque de payer cher cette double échéance sur la durée. C'est tout l'enjeu des prochaines semaines pour Genesio : trouver les rotations justes, sans sacrifier ni l'un ni l'autre des objectifs.

Ce qu'il faut retenir

Cette défaite a au moins le mérite de montrer un visage encourageant sur le plan du jeu : l'OM a produit, créé, poussé. Mais en Coupe d'Europe comme ailleurs, c'est l'efficacité qui fait la différence — et la capacité à tenir physiquement sur 90 minutes. La désillusion européenne est réelle, et elle pose une question que le club devra vite régler : celle des moyens humains pour assumer ses ambitions sur tous les fronts.

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