Deux victoires, deux 1-0
Sur le plan comptable, c’est parfait. Les Bleus ont battu la Turquie à Kocaeli (1-0), grâce à Mbappé, puis se sont imposés en Belgique (1-0), cette fois sans leur capitaine blessé. Deux succès à l’extérieur, deux clean sheets : difficile de rêver meilleur lancement de mandat.Le jeu de Zidane sur ces deux matchs
Au-delà des résultats, Zidane a envoyé quelques signaux. Sur le plan des choix, il a osé : Mbappé repositionné sur le côté gauche, une place à des joueurs offensifs et créatifs (Cherki, Olise, Dembélé), et surtout une vraie confiance à la jeunesse — jusqu’à aligner trois nouveaux dans le onze de départ face à la Belgique. L’intention offensive est là. Mais soyons lucides : deux victoires 1-0, ce n’est pas encore le festival de jeu que certains attendent. Pour l’instant, Zidane gagne surtout grâce à une belle solidité défensive et à de l’efficacité. La base est prometteuse ; le spectacle, lui, reste à venir.Le comparatif avec les débuts de Deschamps
Pour mesurer la performance, un retour en arrière s’impose. En 2012, Didier Deschamps avait lancé son mandat de façon bien plus laborieuse : un 0-0 frustrant face à l’Uruguay pour son premier match, une équipe dominatrice mais incapable de marquer. Le parallèle est d’ailleurs intéressant : comme Zidane, Deschamps avait fait confiance à des nouveaux dès sa première liste (Capoue, Jallet, Varane). Mais sur le strict plan des résultats, l’avantage est clair : Zidane démarre par deux victoires quand Deschamps avait commencé par un nul.Attention toutefois à l’emballement
Restons mesurés. Ces deux succès, aussi précieux soient-ils, ont été acquis sur le score minimal (1-0), face à la Turquie et une Belgique certes solide mais à sa portée. Et il ne faut pas oublier ce que Deschamps a bâti ensuite : douze ans de règne et un titre de champion du monde en 2018. La barre est immense. Autrement dit : le début de Zidane est meilleur que celui de Deschamps sur le papier, mais l’histoire ne se juge pas sur deux matchs.Un début prometteur
Le verdict est simple : Zidane a fait le travail. Un carton plein, des cages inviolées, de la jeunesse lancée et une identité offensive en construction. C’est un démarrage idéal, et objectivement plus abouti que celui de son prédécesseur. Reste désormais le plus dur : confirmer dans la durée, et transformer l’efficacité en vrai jeu. Les prochains rendez-vous nous en diront plus.Voir le prono du jour
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